Mercredi 26 août 2009
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Ancienne étape sur la route des Pèlerins de
Saint Jacques de Compostelle, l'histoire a été accompagnée de légendes et de rêves. Au XVIIIe siècle, la peste envahissant le
Thymerais a décimé la population, et
le village de Saint Jean fut rasé et déplacé 500 mètres au nord, autour du
prieuré des moines Saint Vincent. Ceux-ci ont laissé une église dont
le choeur est du XIIe siècle : elle contient un
chemin de croix écrit en espagnol et en français, comme à Boulay, et
la pierre tombale d'une princesse polonaise dont on ne sait à vrai dire ce qui la justifie
ici : est-ce parce qu'elle décéda au cours de son pèlerinage, ou bien parce qu'elle aurait été une bienfaitrice du prieuré ?
La forêt semble calfeutrer Saint Jean en le protégeant des vents d'ouest. On peut y découvrir une pierre pyramidale, trace d'un culte néolithique, et l'allée Royale qui la traverse garde son
mystère. Sans épuiser la richesse historique, on ne peut manquer d'évoquer Criloup, le seul hameau au nord de la route de Dreux. Les paysans avaient l'habitude de faire paître leurs chèvres autour
d'une chapelle (détruite en 1936). Or, une fois, un loup sorti de la forêt s'attaqua à une chèvre attachée à un pieu. Celle-ci, arrachant son entrave, fut poursuivie par le fauve jusque dans le
lieu saint, d'où elle s'enfuit, laissant son agresseur prisonnier, juste capable de pousser des hurlements...
In fine, n'oublions pas la fête de la Saint Jean, qui était une procession
avec bannières ; un bâton de Saint
Jean était vendu aux enchères après la messe à une famille qui le prenait en garde durant un an. L'argent récolté servait alors à payer d'immenses
couronnes en perles aux défunts, ainsi que
la confrérie
Saint Jean qui organisait les funérailles des habitants...
[Texte tiré d'un article paru dans ... du 25 août 1990 ;
il contient des erreurs factuelles, à découvrir en explorant les liens...]
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